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Livres
  
Contre les élections
David van Reybrouck
  
Notre démocratie représentative est aujourd'hui dans une impasse. Sa légitimité vacille : de moins en moins de gens vont voter, les électeurs font des choix capricieux, le nombre d'adhérents des partis politiques est en baisse. En outre, l'efficacité de la démocratie est violemment mise à mal : toute action énergique de l'exécutif devient problématique, les hommes politiques adaptent de plus en plus leurs stratégies en fonction des échéances électorales.

Cet état de fait, David Van Reybrouck l'appelle « le syndrome de fatigue démocratique » et il s'interroge sur les moyens concrets d'y remédier. Suivant les travaux récents de politologues renommés, il préconise de remettre à l'honneur un grand principe de démocratie qui a connu son apogée dans l'Athènes classique : celui du tirage au sort.


  
Commentaire la bibliothèque résistante :
Ce livre a le mérite d'être écrit dans un style simple et compréhensible, à destination du plus grand nombre. Il présente en particulier la récente publication (2013) de Terry Bouricius proposant une organisation politique faite de nombreuses institutions toutes tirés au sort.
Ce qui pose problème tout au long du livre c'est la définition initiale de ce qu'est l'efficacité politique. Pour l'auteur, en conformité avec l'imaginaire capitaliste, l'efficacité c'est la capacité à agir vite, à produire rapidement des réponses législatives à un problème donné. On voit ici cet imaginaire se décliner sur la question du temps, produire le plus vite possible, en quantité au détriment de la qualité. Récusant par ailleurs le régime monarchique (ou la dictature), il en vient pourtant à écrire que ce type de régime serait le plus efficace puisque que légiférer tout seul fait gagner le temps précieux des palabres démocratiques. Curieuse façon de prôner la démocratie.
L'efficacité politique, c'est la capacité à produire une réponse adaptée à un problème donné. La loi est-elle bonne ou pas ? Cette qualité est le fruit de l'intelligence collective, c'est à dire de la délibération du plus grand nombre dans sa diversité. C'est bien la longueur des délibérations dans un groupe le plus large possible qui permet la meilleure qualité de décision politique.
L'efficacité des régimes représentatifs actuels, les démocraties occidentales, peut-être considéré comme nulle : le travail y est très rapide, la délibération n'existe pas, les acteurs sont peu nombreux et de diversité faible.